CultureValeurRefuge vous fait ses voeux de Noël!
Roman Polanski ou la culture comme refuge sans valeur
La Nuit des Musées de Lausanne - placement refuge!

Naissait alors ce blog, annoncé par une carte postale en forme de lingot d'or. Celle-ci comportait simplement la mention typographique suivante: "culture valeur refuge".
Plus de 16'000 personnes sont attendue en un soir, la fréquentation connaissant une inflation continue depuis plus de 5 ans.
Illustration: affiches de la Nuit des musées 2009; concept et graphisme par fulguro & trivial mass production
Festivals: réels outils de promotion urbaine?

Toute ville qui a réussi à imposer un festival a réussi à imposer une image. Ainsi Locarno est ville de cinéma, Montreux ville de musique, Arles ville de photographie, Avignon ville de théâtre, Vérone ville d’opéra. Ce qui est vrai pour les grands est également vrai pour les plus petits: Angoulême est cité de la bande dessinée, Nyon est cité du documentaire, Cully est cité du jazz et Vevey est "ville d'images". En ce sens, un festival compte certainement parmi les moyens les plus efficaces et rentables de promouvoir une ville ou une région.
Un article pour l'émission "Urbanités" de la Radio Suisse Romande (RSR). A découvrir en cliquant sur ce lien.
Le challenge veveysan - la culture comme investissement

Un article pour l'émission "Urbanités" de la Radio Suisse Romande (RSR). A découvrir en cliquant sur ce lien.
La culture contribue au développement urbain

Les milieux culturels se demandent souvent ce que leur ville peut faire pour eux. Ce réflexe semble conditionner leur survie. Mais que font les milieux culturels pour leur ville?
Un article pour l'émission "Urbanités" de la Radio Suisse Romande (RSR). A découvrir en cliquant sur ce lien.
Cully Jazz Festival: la crise dope la consommation

Tout le monde en parle
Secteur après secteur l'article du journal LE MONDE passe en revue les statistiques 2008 de fréquentation. "Les chiffres sont là. Le cinéma, baromètre des sorties culturelles des Français, a donné le ton (...) avec une augmentation de la fréquentation de 6,2%. (...) Les musées? Ils n'ont jamais été aussi visités. (...) L'opéra ne s'est jamais si bien porté. (...) Le rock ou la chanson ne sont pas en reste. (...) Au théâtre le taux de remplissage reste au beau fixe." Toutefois, les trois auteurs de l'article relèvent que "les responsables de musées, théâtres, opéras, salles de spectacles bénéficiant d'aides publiques restent prudents pour trois raisons. Certains sont fortement tributaires de la venue de touristes étrangers. Que vont faire les Américains ou les Japonais, frappés par la crise ? Ensuite, les subventions sont à la baisse. Ce qui induit une réduction de l'offre et donc du public. Dernière crainte : le reflux du mécénat, en raison de la crise économique."
Marie-Christine Labourdette, directrice des musées de France, en est persuadée : "La crise incite les gens à se tourner vers des lieux préservés. Le monde change, l'avenir inquiète ? L'intangibilité des oeuvres d'art et la stabilité des musées rassurent."
Source: Le Monde, édition du 10 janvier 2009; auteurs: Clarisse Fabre, Nathaniel Herzberg et Marie-Aude Roux, © Le Monde et les auteurs
Picasso valeur cultuelle

Du délire: 800'000 visiteurs en quatre mois (8 octobre 2008 au 2 février 2009). Soit 200'000 visiteurs par mois. Soit encore 50'000 visiteurs par semaine ou plus précisément 7150 par jour... et donc - grâces aux horaires spéciaux - quelques 500 à 700 visiteurs horaires! Et ce en continu, sept jours sur sept. Ces chiffres officiels dépassent l'entendement.
Et c'est Picasso, la valeur-refuge par excellence du marché de l'art, qui a généré ces milliers d'heures d'attentes et suscité autant de vocations. Une ferveur quasi religieuse qui illustre sans ambiguité le réflexe de repli sur les valeurs culturelles alors que les économies partent en fumée...
Illustration: Picasso - Colombe - dessin sur affiche - 1949
BERLIN - culture valeur refuge!

Source texte: Le Temps, Quotidien suisse édité à Genève, © Le Temps.
Source image: Festival Achtung Berlin, nouvelle manifestation consacrée au cinéma et crée en 2005 avec le soutien des milieux économiques.
Les nouvelles de Maradona

Evita Perron, Carlos Gardel, Che Guevara et Maradona partagent quantité de points communs: Argentins, icônes de la nation et depuis cet été, au coeur d'une même polémique.
En 2010 l'Argentine est l'invité d'honneur de la plus fameuse foire du livre du monde: la Frankfurter Buchmesse. Le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement n'a pas tardé à désigner les quatre emblèmes de la culture nationale au sein du Pavillon argentin: Maradona, Che Guevara, Evita Perron et Carlos Gardel. Aussitôt ces nominations ont provoqué la stupeur des milieux culturels, ne serait-ce que par la maigreur de la bibliographie que l'on peut attribuer aux plumes, bras, pieds ou voix de ces quatre idoles. La réaction la plus remarquée est venue de la part du conseiller honoraire de la chambre des éditeurs argentins, Isay Klasse qui dans une lettre ouverte à la présidente de la commission de sélection s'est fait le porte parole des milieux littéraires et intellectuels. Faisant appel au bon sens, Klasse suggère que l'invitation de Frankfurt devrait être l'occasion de donner une forte visibilité aux auteurs les plus prestigieux du pays et de présenter dans leur sillage la relève. Il dresse une longue liste de noms que les médias reprendront en tant que "Liste de Klasse", liste qui ferait la fierté de plus d'un pays en manque d'auteurs... En réponse à la fronde contestataire, le comité de sélection à ajouté deux noms: Jorge Luis Borges et Julio Cortàzar. Ceux par qui tout un chacun aurait commencé.
Chaque nation a besoin ses icônes. Mais il arrive trop souvent que les pays ne sachent reconnaître, valoriser et diffuser les talents qu'ils abritent et forgent. C'est d'autant plus malheureux en temps de crise, car ceux-ci sont bien souvent des "produits d'exportation" de premier rang.
2010 Torre del Bicentenario - Buenos Aires
Le 25 mai 1810 la Revolución de Mayo chassait les colons espagnols de la capitale argentine et puis du pays tout entier. L'actuel gouvernement de Cristina Fernandez Kirchner a formé le
Au dire des Argentins le Comite permanente a pris pas mal de retard. Pour l'heure, au jour J-495, la Torre reste à l'état de dessein. Sa réalisation dans les délais représentera un exploit, mais les architectes sont prêts à relever le défi dès qu'ils auront le feu vert du gouvernement.
Video: Richter-Dahl Rocha y Asociados, Torre del Bicentenario, architectes: Ignacio Dahl Rocha, Jacques Richter, Bruno Emmer, Bárbara Moyano Gacitúa
Le banquier et l'artiste
On aime plaisanter en disant que les banquiers parlent surtout d'art et les artistes surtout d'argent. Dans un article paru dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit en octobre 2008, le chef de la rubrique Feuilleton estime que " Le vent a tourné : ce n’est pas l’art qui doit apprendre de l’économie, mais l’économie qui doit apprendre de l’art.” Créativité et curiosité: deux exemples de bons investissements pour les milieux bancaires.
Warum die Banker bei der Kunst Trost suchen werden
Mag sein, dass die Bankenkrise dem einen oder anderen Kulturprojekt den Garaus machenwird. Mag sein, dass namentlich den sogenannten Events, die dazu dienten, das Markenemblem eines Sponsors zu illuminieren, der finanzielle Zustrom ausgeht. Werbegelder, die den Umweg über die Kultur suchten, könnten knapp werden.
Aber die Kultur selbst, die Künste und Wissenschaften im engeren Sinne werden von der Krise profitieren. Sie stehen auf einmal, von den Zudringlichkeiten der Ökonomie befreit, in ihrer ursprünglichen Hoheit da und müssen es nicht mehr leiden, dass die häppchenverschmierten Finger der Partygäste aus der Wirtschaft ihren nackten Leib beflecken. Auf lange Zeit werden es die Industrieund Finanzmagnaten, die ungebetenen Berater und Marketingexperten nicht mehr wagen, den Bühnen und Museen und Universitäten jeden höheren Ehrgeiz auszureden und ihnen peinlichste Beachtung des Marktes zu empfehlen. Die Rede vom Markt überhaupt hat ihre Autorität verloren, seitdem der Markt selbst dort, wo er zu Hause ist, nicht mehr den Dienst tut, den man ihm andichtete.
Gewiss wird es immer schmerzen, wenn ein Buch sich nicht verkauft; aber man wird nicht mehr die Ladenkasse zum Gradmesser der Qualität erklären. Denn glänzend verkäuflich waren auch die Zertifikate, an denen jetzt die Banken ersticken. Es wird im Gegenteil die Attraktivität der Künste und der Forschung gewaltig steigern, dass ihre Qualitäten durch keine Wirtschaftskrise zu ruinieren sind. Erkenntnis und Schönheit unterliegen nicht dem Gesetz von Angebot und Nachfrage: Eine Wahrheit bleibt wahr, auch wenn sie zur Handelsware nicht taugt oder sogar außer Verkehr gerät.
Das sind Binsenweisheiten; aber sie waren gründlich verschüttet. Bis vor wenigen Wochen galt, dass jedes Qualitäts- oder Geschmacksurteil, das sich nicht dem Markt unterwarf, als elitär denunziert wurde. Aber was meinte der Vorwurf? Als elitär wurde bezeichnet, was keinen massenhaften Absatz, also keinen Gewinn erwarten ließ. Auf merkwürdigen Wegen hatte der Marktradikalismus unserer Tage den Proletkult der frühen Sowjetunion wieder hervorgebracht: Was den Massen nicht schmeichelte, hatte als unsittlich zu gelten.
Dieser Affekt gegen die Hochkultur, der das ökonomistische Denken in die Nähe des Bolschewismus führte, kann heute freilich, wenn er noch erinnert wird, der Hochkultur nur nutzen. Der Hass zeigte an, was sich dem Markt nicht unterwerfen ließ und deshalb mit dem Markt nicht unterging. Mit neuem Interesse werden zukünftig die Banker in Mozarts Così fan tutte den Worten lauschen, mit denen Don Alfonso den Partnertausch an der Liebesbörse der Oper quittierte: »Finem lauda erst das Ende soll man loben!« Und tatsächlich wird am Ende die Krise des amourösen Kredites nur mit Mühe abgewendet, nämlich durch ein Eingeständnis der Fehlbarkeit, das die Finanzwelt unserer Tage der Gesellschaft noch schuldet. So hat sich das Blatt gewendet: Nicht die Kunst muss von der Wirtschaft, sondern die Wirtschaft von der Kunst lernen.
Source: Die Zeit, Donnerstag 23.10.2008, Nr. 44, Seite 51, Artrikelnr: A42918155.
Memento mori

Décédé à 89 ans, Alexandre Soljenitsyne a révélé le système concentrationnaire soviétique dans "L'Archipel du Goulag". Lauréat du Nobel de littérature 1970, il fut expulsé d'URSS en 1974 et a vécu un temps en Suisse, puis aux Etats-Unis. Il était rentré en Russie en 1994 après la chute de l'URSS. Autre homme de lettres, Alain-Robbe Grillet s'en est allé à 85 ans. D'autres écrivains de renom ont déposé leur plume tels Michael Crichton (66), Arthur C.Clarke (90), Aimé Césaire, Béatrix Beck (94) et l'extraordinaire David Foster Wallace (46). Crooner jazzy et humoriste, Henri Salvador s'est endormi à 90 ans. Le 10 aout la légende de la soul music américaine Isaac Hayes succombe à une crise cardiaque à l'âge de 65 ans. Artiste majeur du 20e siècle, Robert Rauschenberg est mort à 82 ans. Peintre, sculpteur et compositeur, il est un des précurseur du pop-art, courant artistique présentant l'art comme un simple produit à consommer : éphémère, jetable, bon marché...
Illustration: Hans Memling (c.1485) , Tryptique de la Vanité terrestre et du Salut Divin, Huile sur panneau, Musée des Beaux-Arts de Strasbourg
L'Europe investit... LINZ

The Gold Rush
Trois pas de danse dans un refuge.
Une valeur sûre.
Aucune dévaluation annoncée sur ce titre.
Extrait: Charlie Chaplin, The Gold Rush, 1925. Tous droits réservés.
La culture: valeur refuge

En période de crise, l'OR est considéré comme la principale valeur refuge. Les économistes désignent par ces termes un investissement permettant d'être à l'abri des fluctuations en cas de forte dépression des marchés. Certains analystes attribuent même à un tel instrument la vertu de s'apprécier en permanence.
Il est un fait que la culture, quelle que soit sa définition, constitue un investissement sans risque qui ne peut que s'apprécier. Nos sociétés prennent conscience que l'argent placé dans la culture génère des richesses durables qui sont déconnectées des aléas des milieux financiers. Immatérielles, ces richesses peuvent à tout moment être converties en valeur monétaire sur le marché des services.
La crise actuelle révèle la fragilité des plus-values boursières. Si à court terme bien des placements peuvent sembler plus rentables, sur le long terme peu d'entre eux souffrent la comparaison avec les retours sur investissement qu'offre la culture.
Un moraliste oriental prétendait que "La culture est ce qui reste lorsque l’on a tout oublié."
Aujourd'hui il aurait dit: La culture est ce qui reste lorsque l’on a tout perdu.
La culture en temps de crise

Quelle place pour la culture en temps de crise? Comment assurer le développement du secteur culturel alors que les marchés s'effondrent? En matière de culture convient-il d'utiliser les recettes propres aux milieux économiques? Quel est le meilleur régime à appliquer à ce que le droit international désigne par l'"exception culturelle"?
Autant de questions qui attendent vos réflexions par mail (culture@valeur-refuge.ch).
Illustration: Denis Savary, Le Mensonge, 2007, sérigraphie d’après Félix Vallotton, éd. Musée Jenisch Vevey

